Comment éviter la honte en public à cause de ses enfants ?

Vous avez des enfants de plus de 2 ans ? Eh bien vous avez forcément vécu l’une de ces situations embarrassantes !

Jour de piscine en famille ! Tout le monde est heureux et vos enfants en particulier s’amusent comme de petits fous. Le temps s’écoule : 1 heure, 2 heures, 3 heures… et enfin arrive le moment fatidique où il faut rentrer à la maison. Vous demandez à vos enfants de sortir de l’eau. Ils n’en ont pas du tout envie, ils feignent même de ne pas vous entendre. Vous insistez et votre petit de 3 ans, le dernier et le plus courageux d’ailleurs vous oppose  un non catégorique : il ne veut pas sortir de l’eau ! Agacé(e), vous le prenez de force et voilà qu’il se met à huuurler, huuuuuurler, crieeeer à tue-tête en s’agitant dans tous les sens. Vous voilà livré(e) en spectacle aux autres parents qui eux, ont l’air d’avoir des enfants très dociles.

Il y a aussi le coup du supermarché. Vous faites les courses tranquillement avec votre gamin, quand soudain apparait dans un rayon, son jouet préféré. Votre petit le prend et refuse de le remettre à sa place malgré vos injonctions. Devant votre refus d’obtempérer, il se met à hurler et va jusqu’à se jeter par terre, ameutant ainsi tout le supermarché.

 Vous voilà également bien embarrassé(e) devant tout ce beau monde qui vous observe. Que faire ? Céder en offrant au petit le jouet en question ? Ça tombe très mal parce que vous êtes fauché(e). Résister ? Comment ?

Voici deux situations à la fois stressantes et déroutantes pour un parent et croyez-moi, il en existe plein d’autres… Ne vous en faites pas, heureusement qu’on est là ! 🙂

Dans cet article, nous allons découvrir une astuce incroyable pour éviter ce genre de situations et des conseils pratiques pour vous aider à canaliser votre enfant de main de maitre si jamais vous y êtes confronté(e).

D’où viennent les crises de nerfs ?

Un enfant est par définition un être en construction, donc une personne immature. Son immaturité se traduit en particulier dans sa difficulté à gérer correctement les émotions et les sentiments qui l’animent. Lorsqu’il se met à hurler, à faire du tapage, votre petit n’a nullement l’intention maligne de vous causer du tort ou de vous livrer en spectacle. Les crises de nerfs ne sont en réalité que le reflet d’émotions vives que votre petit n’arrive pas à canaliser : colère, frustration, tristesse… Lorsqu’un zeste de fatigue vient s’ajouter à ce mélange, les conditions naturelles de température et de pression sont réunies pour une belle explosion : bonjour le scandale !

En tant que parent, votre rôle consiste plus à accompagner votre enfant afin qu’il sache canaliser ses émotions (sans toutefois les nier) plutôt que de le brimer en ne lui inculquant pas, la bonne manière de réagir.

Retenez-le bien : Comme tout être humain, votre enfant a le droit d’être en colère. Il a aussi le droit d’être frustré mais il doit impérativement apprendre que lorsque l’on vit en société, la colère ne nous autorise pas à faire tout ce que l’on a envie de faire au détriment des autres comme : crier, taper, rouler par terre…

Comment éviter les crises nerfs ?

Règle 1 : Anticiper en fixant les règles dès le départ.

Il est plus facile de respecter une règle connue à l’avance que de respecter une règle qui survient à un moment où on est justement en train de la transgresser ou à deux doigts de le faire. Cela reste aussi vrai pour les adultes que pour les enfants.

Prenons par exemple le cas d’une formation en entreprise. Pour qu’elle soit réussie, tout bon pédagogue sait qu’il est nécessaire de conserver l’attention des participants tout le long de son déroulement. Les smartphones, tablettes et ordinateurs portables étant de grandes sources de distraction, il est important de convenir de règles claires dès le départ pour éviter le supplice de rappeler à l’ordre individuellement chaque participant qui se laisse prendre au piège. En plus si un ou plusieurs participants résistent pour une raison ou une autre, le cours s’en trouvera perturbé. Si donc au début, le formateur prend la peine d’indiquer clairement aux participants que les ordinateurs, tablettes et téléphones ne sont autorisés que pendant les pauses, il augmente significativement ses chances d’avoir toute l’attention des participants.

La piscine party

 Revenons-donc à notre piscine party.  Avant même d’y aller, voici ce que vous pouvez dire à vos enfants : « Allez, les enfants, on va à la piscine et on va tous s’amuser ! Génial, non ?… Mais… quand il sera l’heure de rentrer, qui d’entre vous va faire le bébé en pleurant : « Ouinnnnnn, mais moi je veux rester dans l’eau et nanani nanana…. ouinnnn sniff ! sniff ! ? ». Faites-le en dramatisant. Ils vous répondront : « Pas moi !  Pas moi ! ». Il se pourrait que l’un de vos enfants fasse le coquin et vous réponde « Moi ! ». Eh bien, dites-lui qu’il restera à la maison tout seul et qu’il aura le loisir de s’occuper en faisant le ménage ou en vidant les poubelles par exemple, pendant que vous passerez du bon temps avec ses frères. Dans bien des cas, cela suffira pour qu’il se ravise ;-). 

Natation

Le supermarché

Pour le cas du supermarché, faites-en de même. Définissez les règles avant : « Les enfants, nous allons au supermarché mais pas pour acheter des jouets, d’accord ?… Une fois là-bas, qui va pleurnicher en disant (Et là, prenez la voix d’un enfant grincheux) : ‘Mais moi je veux cette voiture Ouiiiiiinnnnnn….Sniff… sniff… !’ ? ». Faites-le en dramatisant. « Pas moi ! vous répondront-ils » Bien ! C’est top !

Règle 2 : Rappeler l’engagement de départ si vous sentez de la résistance

Une fois à la piscine, le moment venu de rentrer, demandez à vos enfants de sortir de l’eau. Vu que vous les aurez prévenus à l’avance et qu’ils auront plus ou moins déjà anticipé la scène, il y a de fortes chances ils vous obéissent.  Bien souvent, il leur sera difficile d’obéir instantanément parce qu’ils éprouveront beaucoup de plaisir à jouer et parce que votre demande viendra brusquement percuter ce plaisir.

 Imaginez-vous un instant en train de regarder votre film préféré ou un bon match de football, et juste au moment où le suspense est à son comble, voilà qu’un géant débarque et menace d’éteindre brusquement la télé. Comment vous sentirez-vous ?

Pour amoindrir le choc, vous pouvez donc prévenir vos enfants un peu à l’avance : « Allez les enfants, dans 15 minutes, tout le monde sort de l’eau ! ».   Si vous sentez de la résistance, rappelez-leur, leur engagement de départ.

Pour le supermarché, si votre enfant se laisse tenter par un jouet, rappelez-lui la règle : « On avait dit “pas de jouets” ! ». Demandez-lui de remettre le jouet à sa place. Si vous avez pris le soin d’obtenir son engagement à respecter la règle fixée dès le départ, il y a de fortes chances qu’il vous obéisse.

Règle 3 : Féliciter son enfant parce qu’il a tenu parole

Votre bout de chou a tenu parole ? Il est sorti de l’eau quand vous le lui avez demandé ? Votre petit a longtemps regardé cette belle voiture qui l’attirait au supermarché mais ne vous a rien demandé ? Mieux, il a pris la voiture mais a su la remettre à sa place sans faire de scandale lorsque vous le lui avez demandé ?

Eh bien Bravo ! C’est un événement qui mérite de faire la une des journaux ! Ce n’est pas du tout un fait banal ! Fé-li-ci-tez-le ! Votre petit vient de gérer de main de maitre ses émotions. Il n’est plus la même personne ! Il a grandi !

  • Je suis fier de toi ! Tu as tenu parole ! Tu es sorti de l’eau dès que je te l’ai demandé
  • Bravo ! Tu m’avais promis de ne pas pleurer pour un jouet et tu l’as fait ! Tu es un chef !

Votre reconnaissance encourage vos enfants à reproduire leurs bons actes !

Que faire si votre petit pique une crise de nerfs en public ?

Si votre enfant refuse d’obéir, ne cédez surtout pas sinon vous l’encouragerez à recommencer. Prenez-le et isolez-le. Après l’avoir mis à l’abri des regards, demandez-lui de se calmer. Vous mettrez ainsi fin au spectacle. Une fois le calme revenu, vous pourrez lui indiquer avec douceur et fermeté : « Je comprends que tu sois triste et frustré mais je ne suis pas du tout d’accord avec la manière dont tu as réagi. Quand on va à la piscine pour s’amuser, la journée ne doit pas se terminer en pleurs.  Tu as aimé la piscine ? Tu pourrais plutôt dire : ‘Merci papa ou merci maman pour cette sortie. Est-ce qu’on pourrait la refaire une autre fois ?’. Tu avais promis de ne pas pleurer, il important de respecter la parole donnée. »

Apprenez ensuite à votre enfant à s’excuser et à ne plus reproduire son acte. A ce propos, voici un article intéressant dans lequel, j’explique comment apprendre à son enfant à s’excuser. En montrant la bonne voie à votre enfant, vous l’aidez à grandir et vous augmentez la probabilité qu’il se comporte mieux la prochaine fois.

Et si tous ces conseils ne marchent pas avec mon enfant ?

Papa dépité

C’est vrai, cela peut arriver ! Si tous ces conseils ne marchent pas pour vous et pour votre enfant, il faudra persévérer. Ils ne seront peut-être pas efficaces la première fois mais la deuxième, la troisième ou même la quatrième sera peut-être la bonne. Si en revanche, vous essayez maintes et maintes tentatives sans avoir de résultat, j’aimerais attirer votre attention sur un tout petit détail avec deux petites questions :

  1. Tenez-vous la plupart du temps vos engagements vis-à-vis de vos enfants ?
  2. Quand vous leur promettez une chose, la faites-vous promptement ?

Ne l’oubliez jamais :  vous êtes les plus grandes stars de vos enfants et ils vous copient. Si vous ne tenez pas vos engagements la plupart du temps, n’attendez pas d’eux qu’ils tiennent les leur lorsqu’ils promettent de vous obéir ;-). La balle reste donc dans votre camp !

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